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CantalFaits Divers

Fête de l’Estive à Allanche : le curé écrasé par un troupeau de salers anticléricales

Allanche, dans le Cézallier devait vivre ses heures de gloire. Ce village d’habitude dépeuplé et isolé le reste de l’année connait un véritable raz de marée en mai pour la fête de l’Estive. Hélas, cette année, la manifestation a été marquée par le décès tragique du curé, écrasé par un troupeau de salers anti-cléricales. Des agriculteurs sont pointés du doigt.

« On n’a rien vu venir. Le curé allait bénir des vaches. Il s’est avancé sur la place noire de monde. Les bêtes étaient calmes… et puis l’inexplicable est arrivé », témoigne le maire Philippe Rosseel, encore très ému. Tout est allé très vite. Des vaches de la commune voisine de Vernols se sont rassemblées sur la place, ont écarté les badauds et ont foncé droit sur l’homme d’Eglise. Ce dernier a été sauvagement piétiné. La leader du groupe, Fernande, a été placée aussitôt en garde à vue mais elle n’a encore livré aucun élément aux enquêteurs.

Un coup préparé

D’après plusieurs éleveurs, ce coup était préparé depuis longtemps. « On sent une montée de l’anticléricalisme primaire chez les vaches depuis quatre-cinq ans », raconte Hervé Chalier, éleveur à Allanche. « Au début, elles s’énervaient à la vue d’une simple croix au bord des chemins. Puis on a vu des croix encornées, des Christs recouverts de bouse, on a senti que quelque chose ne tournait pas rond ». Difficile en revanche de trouver des raisons de cette véritable tension. L’histoire montre que le catholicisme et les vaches salers faisaient traditionnellement bon ménage.

Convertir les vaches au protestantisme ?

Pour l’expert en histoire de la religion, Belzé Buthe, les salers seraient en quête d’une Réforme. Plusieurs d’entre elles avaient par exemple meuglés devant la cathédrale de Saint-Flour en août dernier mais les habitants étaient restés muets face à leurs revendications. La solution serait donc de proposer une nouvelle conversation des vaches au protestantisme, mais les éleveurs sont inquiets. « On a peur d’une certaine austérité. La viande pourrait être plus maigre et le lait écrémé naturellement. Mais bon, on va réfléchir si on les baptise par des évangélistes ou des libéraux, le résultat est très différent. Ce qui prime, c’est le goût », conclut Hervé Chalier.

 

 

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