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AuvergneCulture

Tradition : l’Auvergne lance l’agneau Blaise Pascal pour Pâques

La fête la plus importante du christianisme se termine dimanche et lundi prochains.  Pour commémorer la résurrection de Jésus, on mange traditionnellement en Occident l’agneau pascal. Un plat dont le succès s’essouffle au fil des ans et trouve de moins en moins d’amateurs. Un Auvergnat a donc décidé d’innover.

Lors d’une des dix plaies d’Égypte, le sang de l’agneau était répandu sur les portes des Hébreux pour les épargner de la mort des premiers nés, qui ne devait frapper que les Égyptiens. Un Auvergnat végétarien, Gaston Léghazon, connu pour avoir fait des barbecues avec des pages de l’Ancien Testament, apprécie peu cette dimension sacrificielle. Il a décidé de proposer un plat alternatif : « Je cherchais quelque chose de plus soft, plus récent, plus local, qui fasse vraiment sens lors des fêtes de famille le dimanche de Pâques, en apportant une dimension philosophique ».

Agneau à perruque et reliure de cuir

Gaston Léghazon tente un premier essai chez lui. Il invite des amis et leur présente à table un agneau coiffé d’une perruque. L’assemblée reste sceptique, certains se demandent si Gaston ne s’est pas mis au cannabis.  Mais de suite, l’hôte confie à chaque personne un vieux livre de Blaise Pascal à reliure en cuir. « J’invite mes convives à philosopher, j’essaie de les pousser à parler à l’agneau des trois ordres de Pascal : le corps, l’esprit, et le cœur. Au début c’est difficile, on parle plus du Top 14 ou de Macron autour d’un apéro. Mais  L’agneau nous interroge, nous confronte. Et on élève le débat. C’est vraiment intéressant ». Grâce à l’agneau (et la truffade), le repas est une réussite et rapidement le concept se propage en Auvergne.

Behhhhhhhh

L’association de la défense des agneaux de Pâques (ADAP) reste partagée. Sa représentante, Cassandra Broubrou, voit là une forme de « fausse humanité, où l’on se moque de l’animal en tentant de le personnifier ». Cependant, elle-même reconnait que les réparties des agneaux sont parfois bluffantes. « À la question le solipsisme peut-il amener à une revalorisation de la condition humaine ?, l’agneau a quand même répondu Behhhhhhhh. Peut-être doit-on revoir notre jugement », conclut-elle.

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