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Clermont-FerrandCulture

Le FRAC dévoile sa maquette du futur siège Michelin, place des Carmes

L’inhérence au tout transcende l’incongruité des savoirs scientifiques dans un moi déstructuré profond. En résumé, le nouveau siège de Michelin ne sera plus comme avant. Plus qu’un siège d’une grande firme, il deviendra dans un an un haut lieu de la modernité et de la culture grâce au travail  des artistes du Fonds Régional d’Art Contemporain d’Auvergne, en charge de sa refondation.

« Nous cherchions à imprimer chez les cadres de Michelin mais aussi pour le tout-venant, l’idée d’une flexibilité des compétences en dehors du temps, une forme d’appréhension faussée de la nature, dématérialisée par l’irrépressible affirmation d’une société évadée et évanouie, qui joue avec elle-même et cherche à s’extraire de la norme », nous explique le directeur du FRAC,Jean-Charles Vergne. Venu en aide au PDG de Michelin Jean-Dominique Senard pour reconstruire le siège social, il a fait appel au célèbre artiste moldave Foutaj Deguel.

Courbure altruiste de l’infini

L’artiste et architecte a dévoilé sa maquette pour montrer à quoi ressemblera le siège Michelin Place des Carmes en août 2020. A première vue, un tas géant de pneus usés. Les réactions ont été nombreuses. Mais l’homme a tenu à s’expliquer afin de répondre aux questions. « Il ne faut pas voir l’œuvre comme une finition, le monument est un cycle impudent, c’est une construction audacieuse et rebelle en perpétuelle mouvement, comme une roue travaillée, usée, qui toutefois cherche à atteindre un but, un état, une raison d’être. » Plus qu’un but même, l’artiste moldave veut montrer que la multinationale s’immisce vers une « vérité cachée dans la courbure altruiste de l’infini ». Un concept qui interpelle les employés de la firme.

Interprétations diverses

Pour Alphonse Gryepin, soudeur depuis 34 ans, ce projet laisse perplexe : « J’ai rien compris à ce qu’à dit l’artiste. Un truc entre intemporalité et évanescence… Enfin, on verra bien. » Jacqueline Peneud, manager, tente maladroitement de commenter les propos de Foutaj Deguel : « Je crois qu’il a dit que c’était une abstraction, comme un autoportrait dévoilé à son propre auteur par l’interstice d’un rideau mental assujetti au conformisme sociétal ». Dans tous les cas, la maquette n’a laissé personne indifférent. Le principal Jean-Dominique Senard a eu son petit mot à dire : »Je suis très enthousiaste. C’est de toute évidence une réussite, même si personnellement, j’aurais moins mis de pneus usagés. Je suis curieux désormais. Je me demande encore où seront les bureaux… »

 

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