« On cherche de l’herbe verte et un avenir » Qui sont des agriculteurs qui cherchent la fraîcheur dans le Cantal ?

De plus en plus d’agriculteurs à la recherche d’une herbe de qualité migrent vers le Cantal, où le climat est plus doux.
Bob est un nouvel arrivant dans le Cantal. Cet agriculteur de 31 ans apprécie son nouvel environnement : de belles montagnes, de la prairie, des vaches, un air pur. « Tous les éléments sont réunis pour cultiver une herbe de qualité tout en se sentant un maximum relaxé », confie-t-il. Comme lui, des dizaines d’agriculteurs ont migré ces dernières années dans le département, considéré comme un nouveau refuge climatique. Le territoire reste à ce jour épargné, avec encore de véritables hivers (autour de -30°C à Aurillac entre décembre et mars) et des étés modérés. Ces éléments permettent la pousse de végétaux durant la belle saison, tout en favorisant un cadre de vie idéal.
Ici, tout est amour
Jimmy produit depuis trois ans une herbe premium, qu’il teste lui même tous les jours. Perchés à proximité du Lioran, il raconte sa nouvelle aventure : « Ici c’est le paradis. Tout est amour, les gens sont cools. J’ai beaucoup d’acheteurs sur Saint-Flour la nuit. Franchement, je ne comprends pas pourquoi je n’étais pas venu ici avant », raconte-t-il avec enthousiasme. Bien sûr, si l’épopée est belle, elle doit être nuancée. De nombreux nouveaux agriculteurs semblent intéressés par le Cantal, mais toutes les terres ne permettront pas hélas de faire pousser de l’herbe. Les terres sont parfois rocheuses et neigeuses, et la solution de secours serait alors l’Allier. Un repli que pour le moment se refusent les vendeurs d’herbe. « Mieux vaut aller au paradis que finir à Commentry », conclut Peter, entre deux bouffées.



