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Après un été caniculaire et des récoltes décevantes, les agriculteurs de Haute-Loire contraints de planter du cannabis

De plus en plus d’agriculteurs de Haute-Loire se reconvertissent dans le cannabis, après les mauvaises récoltes de cet été.

C’est un phénomène nouveau qui frappe le monde agricole sur le territoire de la Haute-Loire. Plus de 50% des exploitations ont été reconvertis en un peine un mois dans le cannabis. L’été caniculaire a engendré des pertes terribles, avec notamment des baisses de rendement allant jusqu’à -90% pour les tomates, les pommes de terre ou les lentilles. Résultats, les agriculteurs résilients se sont tournés rapidement vers le cannabis, bien que la culture demeure encore illégale. « On en ras le bol. On veut juste produire quelque chose qui se consomme et qui rapporte un minimum. La police a d’autres choses à faire que de nous faire arracher quelques milliers de plants », s’emporte un agriculteur.

Des consommateurs nombreux 

Pour l’heure, l’Etat et la préfecture n »ont pas réagi, très occupés notamment à contrôler l’usage du gasoil non routier ou de l’huile dans les moteurs. On compte déjà plusieurs centaines d’hectares de cannabis dans les champs et certaines commercialisations ont débuté. Vendu à prix défiant toute concurrence avec des nouveaux labels bio, le cannabis de Haute-Loire, conditionné en « sachets infusion » peut notamment s’acheter à 10€ les 100g. Il est particulièrement apprécié aux centres-ville du Puy, de Saint-Flour, ou à la place du Marché à Clermont-Ferrand. « Maintenant, y’a plus de deal, c’est un produit comme les autres, les gens sont détendus », s’enthousiasme Bob, un consommateur heureux. Mais attention néanmoins, depuis les premières ventes, l’espérance de vie en Auvergne a déjà chuté de 87%. Si les problèmes sanitaires venaient à persister, certains agriculteurs songent à peut-être abandonner le cannabis pour l’opium.

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