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On a testé et cherché à comprendre pour vous l’expo actuelle du FRAC Auvergne

Introspection expiatoire ? Génuflexion du temps face à l’innocence répétée des savoirs ? Nous vous proposons une analyse simplifiée de l’exposition actuelle du FRAC afin de mieux comprendre l’art contemporain et d’en arracher les mystères… 

Du 29 juin au 29 septembre, Jean-Charles Vergne, directeur du FRAC Auvergne a choisi d’exposer Denis Laget, un artiste au talent exceptionnel et à la peinture explosive, hors des normes, dont l’expression destructure le regard porté sur le connu. Mais vite, trêve de bavardages, attardons-nous sur l’artiste et tâchons de décrire et de vulgariser pour le néophyte, toute la complexité de la collection.

L’intemporel chez l’artiste s’exprime ici par la forme dans le chaos, la tentative d’une mort qui cherche son penchant vivant à travers une mare de couleurs volontairement désorganisées, qui tendent à décrire une société anarchique où l’irrépressible évacue l’infinité de l’être du monde.

Traduction : l’auteur a agité des peintures, en a a éclaboussé partout, fait des pâtés et caché une vague forme de tête de mort préalablement dessinée en dix minutes.

 

 

 

 

 

 

La matière se joue ici du tracé, du classicisme de la technique, de la longévité de l’art de la nature morte. Elle prend le pas sur la structure pour revisiter l’essence même de l’âme exprimée en peinture. L’objet devient peinture, l’objet devient relief. Il s’exprime par une forme différente de sa perfectibilité. Le désordre devient expression du réel.

 

Traduction : L’auteur cherche à peindre un citron avec des couleurs non adaptées et cherche à reproduire – plutôt avec brio- la technique de dessin d’un maternel petite section

 

 

 

 

 

 

 

 

Un peu d’analyse (1/2)

Traduction : Si le « voir » a indéniablement basculé, le foutage de gueule, lui, est resté intact.

 

 

 

 

 

 

 

La ligne est une duperie. Ainsi l’artiste évacue en un travail savant et réfléchi toute la détresse du peintre qui vise à s’immerger dans les conventions séculaires. Le rejet devient couleur évolutive, marasme pictural dans un océan moins lisse qu’il n’y parait. Dans la conscience desséchée s’agite la poésie d’une tige déposée par l’éveil, qui meurt et se meurt sans compromettre son esprit.

 

Traduction : L’artiste montre que l’on peut faire réellement n’importe quoi et être toutefois exposé. En réalisation une fleur en relief aléatoirement visible sur un fond proche d’un carton de décharge ayant accueilli des sauces périmées, l’auteur nous montre bien qu’il reste fidèle à son discours : il se moque bien des normes établies du beau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La force de la confusion tire vers l’absolu l’évanescence fortuite de la terre. La promiscuité des semblables végétaux n’est pas une vacuité de notre existence, c’est une mise en abîme du rapport ontique au beau, au reflet, au sentiment immuable d’entrelacement entre la convention et la folie.

Traduction : Chacun est libre de représenter des jeunes pousses de fougères. Ainsi peut-on les dessiner en rajoutant des ratures et en dégradant les rares formes visibles avec une peinture rappelant la rouille. L’objectif n’est pas ici de donner quelque chose à voir, mais de proposer quelque chose dont on pourrait dire quelque chose, et si possible, n’importe quoi.

 

 

 

 

 

 

un peu d’analyse (2/2)

Traduction et mot de la fin : On reconnait chez l’artiste le début d’une certaine honnêteté intellectuelle. En effet, le premier tableau de chacune de ses séries semble loupé. Hélas, l’auteur ne semble pas aller au bout de son raisonnement. Car c’est bien toute la collection entière qui mérite d’être revisitée. Ainsi pourrait-on proposer un nouveau lieu d’exposition telle que la déchetterie de Cournon, espace en adéquation avec la déstructuration des formes, et en dehors des normes du monde connu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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