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Clermont-FerrandCulture

Une serpillère oubliée par une femme de ménage accidentellement exposée au FRAC Auvergne

Le Fonds  Régional d’Art Contemporain d’Auvergne se retrouve au cœur d’une controverse depuis plusieurs jours. Il y a une semaine, le FRAC achevait son exposition Extrapolation Déstructurée. Alors que cette dernière venait d’être retirée pour laisser place à une autre, une technicienne de surface a accidentellement oublié sa serpillère au centre d’une grande pièce blanche du premier étage.

Pour Jean-Charles Vergne, directeur du FRAC, ce fut le coup de foudre. « J’ai tout de suite cru à un élément de notre nouvelle exposition Psalmodie incantatoire de l’artiste roumain dépressif Vladovsk Iounacheï. Toute l’équipe a donc laissé l’œuvre dans l’enceinte et nous avons construit un descriptif à la hauteur de la performance ».

En effet, à proximité de la serpillère on découvre un écriteau sobre et ces quelques lignes : « Vladovsk Iounacheï ne joue pas seulement avec l’instant mais aussi avec le passé. Son œuvre nous interpelle, interroge, elle confronte le monde à sa noirceur, son dégoût. Les parois sont-elles un frein à l’infinité de l’être du monde ? La technique est-elle ce qui déstructure le vide ? Incontestablement,  l’auteur nous rappelle que l’incongruité de la création est au fond l’expression de la vacuité humaine ».

Pendant plusieurs jours, la serpillère se fond dans le décor. « Nous n’avons rien vu d’anormal! » lâchent d’une seule voix Isabelle et Marie, deux habituées des lieux. Hélas, le retour de la femme de la ménage venue récupérer sa serpillère a suscité un vif émoi. L’équipe du FRAC, embarrassée, a finalement décidé de dédommager en espèces la technicienne de surface et a gardé en exposition cette serpillère. Jean-Charles Vergne justifie cette décision, mêlant sourire et réflexion philosophique : « Au fond, cette serpillère est plus qu’une serpillère, c’est un destin inoculé, un esprit serpentant dans nos inconscients qui vainc les turpitudes de la vie. »

7 Comments

    1. Et mon coup pied au Q c’est un coup de vent à la mauvaise lettre pour lui redonner un sens. Dérision oh combien coûteuse que les donneurs de leçons et de discours pseudos artistiques. Surfer sur le rien, sur du vide. Du gros foutage de gueule.

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