
C’était la rentrée des enseignants aujourd’hui, mais ceux mutés dans l’Allier sont pour l’heure toujours en fuite.
Le département de l’Allier aura-t-il assez d’enseignants cette rentrée ? La question peut réellement se poser car cette année, les nouveaux personnels mutés dans l’Allier seraient toujours en fuite. Après avoir rapidement visité leur nouvel établissement fin août ou avoir simplement regardé les sites internet, tous auraient coupé tout lien avec l’académie et tenteraient, selon nos sources, de se cacher le plus loin possible. « On peut les comprendre. Ils ont simplement pris peur. C’est la même chose à chaque fois. », commente un chef d’établissement à Commentry.
Les enseignants locaux résilients
Les personnels natifs de l’Allier devront travailler encore en sous effectif. « On est habitués. On va faire le double d’heures… cela ne fait que rajouter à notre malheur et notre vie à jamais détruite », raconte avec lucidité une enseignante de philosophie. Il faut rappeler que dans l’Allier, les écoles fonctionnent avec des personnels éducatifs en faible nombre, avec un matériel vétuste et des élèves qui savent qu’école ou pas, ils demeureront au chômage, à moins de finir à Vichy comme aide soignant dans une cure thermale pour retraités. L’Education Nationale a promis qu’elle se lancerait à la recherche des enseignants en fuite et a tenté de les rassurer en leur rappelant leurs conditions avantageuses, avec un salaire qui ira jusqu’à 2250€ après 20 ans d’ancienneté. Celui leur permettra certainement d’acheter une maison à Montluçon et une carabine pour se suicider.



