L’introduction du tigre de Sibérie à Ytrac suscite la polémique

Menacé d’extinction, le tigre de Sibérie a été introduit sur la commune d’Ytrac, dans le Cantal, afin d’accroître sa population.
Le parc naturel des Volcans et la communauté de communes d’Aurillac ont scellé un accord avec le parc du Kamtchatka pour la sauvegarde du tigre de Sibérie. L’espèce est menacée d’extinction, tuée par les braconniers en Russie et au nord-est de la Chine. Pour limiter l’impact de ce massacre de masse et espérer un maintien de l’animal dans la sphère du vivant, la bourgade d’Ytrac a accepté d’accueillir vingt tigres la semaine dernière. Les félins sont protégés, et peuvent manger et se reproduire librement. Le but est d’atteindre une colonie d’environ 150 individus à l’horizon 2040.
Des villageois dévorés
Les habitants d’Ytrac sont pour le moins partagés par l’arrivée du tigre. Entre intérêt écologique et survivant des locaux, les cœurs balancent. « J’ai vu un tigre entrer dans le Vival d’Ytrac. Il a mangé trois mamies et a tenter de s’emparer du saucisson sans payer », témoigne Fernande Graton, qui voit d’un mauvais œil l’arrivée du tigre. Mais pour Sigismond Boulgour, il faut tempérer avant de s’agacer. « Bien sûr le tigre est encore un peu sauvage. Il a par exemple dévoré l’un de mes trois enfants, mais il faut lui donner une chance. Nous devons apprendre à cohabiter avec la nature », dit-il. Alors cette réintroduction est-elle une bonne ou une mauvaise idée ? Pour avoir les idées claires, il faudra probablement compter le nombre de survivants dans la population en janvier prochain.




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