Cantal

Polémique autour d’un projet de réintroduction de l’ours dans le Cantal

Après les Pyrénées, le Cantal pourrait être le nouveau laboratoire de la réintroduction de l’ours. Trois ours bruns Slovènes sont en effet en attente d’être transférés aux alentours du Puy Mary.

Le parc des volcans d’Auvergne se montre tout à fait sérieux. Il a bien l’intention de réintroduire l’ours dans le massif du Cantal. L’auteur du projet, Gaspard Grissely, nous en explique davantage : « On va disperser trois ours, deux mâles et une femelle, au Puy Mary et près du Puy Griou. Le but est d’arriver à une dizaine d’ours à l’horizon 2050 ». Ces ours, assez agressifs, ont malheureusement tendance à s’en prendre à l’homme, et peuvent même parfois les manger quand ils sont affamés. Mais cela n’inquiète pas Gaspard Grissely : « Il y a aura bien sûr quelques pertes locales ou des touristes, mais rien de très important ».

Éleveurs et résidents inquiets

Cette réintroduction de l’ours n’est pas au goût de tout le monde. Pour Glignoutin Roudon, éleveur de moutons, l’ours est la pire des nouvelles : « On va encore ce faire bouffer toutes nos bêtes, et on aura des miettes pour nous soutenir. Je suis écœuré. J’ai commandé une mitrailleuse Gatling pour faire régner l’ordre sur mon pré… » Pour Albertina Dufoui, résidence à Lavigerie, les soirs ne seront plus sûrs. « J’ai désormais très peur de me faire tirer dessus par un éleveur à la nuit tombée », confie-t-elle.

Quelques défenseurs

A vrai dire, très peu sont ceux qui accueillent la venue du mammifère. C’est toutefois le cas de Marcel Trepied, un ermite, reclus dans une caverne du Plomb du Cantal. « Je suis plus poilu que lui, je suis sûr qu’il va bien m’accueillir, confie-t-il ». Pour être sûr de devenir ami avec l’ours, l’homme s’est même enduit de miel. Espérons que cette stratégie sera payante…

Laisser une réponse