L’installation de mines antipersonnel le long du GR30 suscite la colère et l’incompréhension

L’installation de mines antipersonnel « surprises » le long du GR30 sur la chaîne des Puys suscite l’incompréhension des randonneurs.
Depuis vendredi dernier, l’association locale Une mine un sourire a obtenu l’autorisation auprès du PNR des Volcans de dissimuler un millier de mines antipersonnelles le long du GR30. Ce sentier de grande randonnée permet actuellement de réaliser une grande boucle de 200km dans le Sancy et la chaîne des Puys. Mais connu depuis longtemps, et sans réelle attraction notable sur le parcours – à l’exception des œuvres d’art Horizons- le GR30 cherchait depuis longtemps un second souffle. C’est pour cela que les membres d’une association ont cherché à pimenter le circuit en placant des mines ultra dangereuses capables de détruire un corps en une seule déflagration.
Un jeu nouveau et divertissant
« Cela permet aux randonneurs d’être plus alertes, de mieux regarder le sentier. Et puis c’est aussi un plus pour les groupes qui peuvent se lancer des défis. Celui qui explose a perdu. C’est amusant », raconte l’initiateur du projet, Pessiqueau Patthe. Mais du côté du PNR des volcans comme des randonneurs, c’est l’incompréhension. « On nous a vendu un projet divertissant d’embellissement du GR30, mais on ne nous a pas dit clairement que c’était des mines ! « , proteste un administratif du parc. « C’est absolument scandaleux, comment peut-on laisser cela en place ? On veut notre mort ! », s’inquiète Geneviève Graton, randonneuse.
Enfin on notera quand même que quelques promeneurs restent de bonne volonté et approuvent le projet : « C’est un challenge. Je trouve cela excitant. C’est une bonne idée », conclut Brutos Gnugnutin, VTTiste, qui espère néanmoins en réchapper.



