AllierSociété

Ne pouvant plus rien faire à cause de la canicule, elle décide de vivre dans l’Allier

Ginette Grutin, clermontoise de 82 ans, ne pouvait plus rien faire, et a donc décidé de se rendre dans l’Allier, où l’activité est nulle.

En raison de la chaleur, il devient difficile de faire autre chose que de dormir et boire. Avec des activités réduites au strict minimum, il convient donc de s’orienter vers les territoires où la vie tourne déjà au ralenti. C’est ainsi que plusieurs Auvergnats ont décidé ces derniers temps de migrer vers l’Allier. C’est par exemple le cas de Ginette Grutin, une clermontoise de 82 ans qui a tout lâché pour partir à Besson, près de Moulins. « Ma vie n’avait plus aucun sens. Alors que tout s’agitait autour de moi, je ne faisais rien. J’ai donc souhaité fuir vers un endroit où il ne se passe rien », se justifie-t-elle.

Une activité réduite avec ou sans canicule

Les communes de l’Allier offrent toute la particularité et l’avantage de ne disposer d’aucune activité. Lors de cette terrible canicule, une simple balade de deux minutes est éprouvante. Mais dans le département, les promenades ne sont pas nécessaires. Chacun reste chez soi. « La dernière activité qui a secoué le village était en 1947. Quelqu’un a claqué un volet », explique le maire de Besson. Depuis son arrivée, Ginette le reconnait, elle vit mieux : « C’est le néant total. Je suis restée enfermée et demeurée assise sur mon fauteuil. J’ai bu quelques verres d’eau. C’est un mode de vie en accord avec les habitants du village, je suis plus dans mon élément », confie-t-elle. Plus rassurant encore, ce mode de vie devrait perdurer quelle que soit la saison. Une façon supplémentaire de positiver et d’enfin reconnaitre un mérite à l’Allier.

Laisser une réponse