Cantal

Faute d’argent, l’hôpital d’Aurillac remercie son personnel et laisse Grunt comme seul soignant du département

En l’absence de budget, l’hôpital d’Aurillac a du se séparer de son personnel et n’a laissé que l’infirmer Grunt se charger des soins dans le département.

Depuis des années, l’hôpital d’Aurillac peinait à boucler ses budgets. Les demandes des médecins et les dépassements d’honoraires représentaient douze millions d’euros par semaine, à peine pour s’acheter une Lamborghini chaque mois. L’administration a donc tristement du prendre la décision de la fermeture. Tous les personnels ont été limogés et déplacés dans d’autres hôpitaux dans des secteurs plus urbains à des centaines de kilomètres. Afin de ne pas laisser les Cantalous dans une situation critique, le centre hospitalier a néanmoins laissé l’un de ses meilleurs éléments : Grunt, un infirmier originaire du Puy Mary, resté au premier stade de l’évolution.

Des méthodes rustiques

Même si Grunt disposera des locaux vides de l’hôpital, il ne maîtrise aucune technique scientifique et ne fera usage d’aucun matériel. « Gniouf », confie-t-il. En effet, pour Grunt, il est possible de soigner avec des méthodes rustiques, simples mais efficaces. Equipé d’un gourdin et d’un silex, Grunt n’a jamais déçu un seul patient. Grâce à un taux de mortalité de 100%, les avis négatifs sont rares. Les Cantalous semblent donc être de bonnes mains. « On est contents d’être pris en charge par un gars du coin. Même si c’est un peu brutal, au moins cela nous encourage à rester en bonne santé », raconte Lucette Blougnat, octogénaire, qui fera désormais tout son possible pour ne plus aller à l’hôpital.

Laisser une réponse