Après le Louvre, des cambrioleurs s’en prennent au musée Crozatier et dérobent un panier en osier à 12€

Des cambrioleurs amateurs sont parvenus à entrer illégalement au musée Crozatier, au Puy-en-Velay et ont dérobé un panier en osier à 12€
Des malfaiteurs rusés et masqués sont parvenus à entrer discrètement dans le musée Crozatier au Puy-en-Velay hier. Ils ont réussi à passer inaperçu en pénétrant dans l’enceinte avec une chaussette sur la tête et ont réussi à s’emparer d’un panier en osier en retirant un morceau de scotch. Ils ont ensuite quitté malicieusement le musée, contournant le service d’ordre, composé d’une seule personne, un gardien, qui a donné l’alerte. « J’ai vu deux individus louches. Quand l’un d’eux est passé à côté de moi, il a dit « hin hin hin », puis il s’est retiré. J’ai cru voir qu’ils possédaient un panier en osier, le joyau de notre collection. J’ai donc attendu 20min le temps de ma pause goûter puis j’ai alerté les secours », a-t-il témoigné.
Un objet de grande valeur
Le vol concerne l’objet le plus rare et le plus coûteux du musée, un panier en osier de 1984 réalisé à la main par Huguette Machinegonne, une retraitée du Puy qui à l’époque travaillait dans une vannerie. Pour le conservateur du musée, c’est un véritable choc : « On perd une pièce inestimable. Le musée s’enorgueillait jusqu’ici de sa richesse et de sa capacité à réunir les plus belles pièces traditionnelles et pittoresques du territoire. Maintenant, il ne nous reste plus que cure-dent de Raymond Boosoukille, et le manche à balai de Geneviève Graton. On espère qu’on nous ne les volera pas », a-t-il déclaré. La mairie a mis en place un nouveau service d’ordre à la hauteur de la demande des musées, à savoir un agent en fauteuil roulant équipé d’un rouleau à pâtisserie et un nouvel agent d’accueil qui fera compléter des questionnaires de satisfaction. « Maintenant on est armé. Plus personne n’osera dérober les objets précieux du musée », a conclu l’édile Michel Chapuis, avant de rajouter que tous les moyens seraient mis en œuvre pour retrouver les cambrioleurs. A ce titre, deux agents de la police travaillent déjà à la rédaction d’une lettre de mécontentement qui sera postée sur facebook une fois l’écriture terminée, vers l’horizon 2036.



