Allier

La boutique de vente libre de cocaïne à Varennes-sur-Allier finalement fermée au bout d’une journée

Le nouveau commerce de cocaïne en vente libre à Varennes-sur-Allier a finalement été fermé au bout d’une journée par les autorités.

Une boutique a ouvert seulement quelques heures hier dans la commune de Varannes-sur-Allier. Après de longs mois de procédures administratives, tout semblait pourtant en règle et opérationnel pour Jean-Marc Dilleur, heureux propriétaire du commerce Happy Cocaïne. « On ne comprend pas réellement ce qu’il s’est passé. Les clients sont venus en masse, tout le monde était content, mais les autorités ont décidé de nous faire fermer », s’attriste-t-il. En effet, l’homme vendait à prix libre des herbes séchées de bonne qualité et rien ne laissait présager d’une activité suspecte ou illégale.

Les consommateurs déçus

Du côté de la préfecture, aucun doute n’est permis. « La vente de drogues est strictement interdite en France. Nous appelons les clients à restituer leurs commandes au plus vente au service après vente de la préfecture », a déclaré l’administration dans un communiqué. Les consommateurs, probablement des centaines, pourraient cependant se montrer récalcitrants. « J’ai acheté un bouquet aromatique pour douze euros. Cela me fait du bien pour calme les rhumatismes », confie Lucienne-Georgette, 84 ans. Pour elle, hors de question de restituer la marchandise. « Hors de question qu’ils viennent la chercher », menace-t-elle en brandissant son déambulateur. Même son de cloche chez son voisin René qui a déjà consommé deux kilos d’herbes pures. « Je plane tellement vite maintenant qu’ils ne pourront jamais me rattraper », lance-t-il.

Alors la fermeture était-elle justifiée ? Si le vendeur risque jusqu’à 20 ans d’emprisonnement, on pourra cependant s’attrister de la fermeture d’un commerce à Varennes-sur-Allier, une commune où l’activité demeure au point mort depuis le Moyen Age.

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