
A l’heure où les prix n’ont pas baissé et où tous souffrent de la crise pétrolière, le Cantal fait office de seul territoire rescapé.
Raymond Grignoteux, 74 ans, rentre paisiblement chez lui sur son char à bœufs. Pour lui, la journée ne change pas de celles de d’habitude. « C’était une belle journée ensoleillée. J’ai jardiné un peu et j’ai rentré les vaches », nous confie-t-il tout sourire. Il faut dire qu’à l’instar de tous les autres Cantaliens, personne ne semble se soucier de la guerre en Iran et de la crise pétrolière. « Qui franchement utilise du pétrole ici ? A part peut-être à la marge pour les lampes à huile », s’interroge Grigette Foidou, résidente à Allanche. Et en effet, dans le département, personne ne semble utiliser du pétrole.
Aucun transport moderne
Le Cantal, à la joie de ses habitants, est le seul territoire français encore à ne pas utiliser de transport moderne, à savoir de voiture électrique ou à essence, ni encore même de train, de tramway ou de bus. Les animaux utilisés (mulets, chevaux, bœufs) restent des valeurs sûres qui au final préservent les locaux de toute crise extérieure. Enfin, il n’existe aucun produit dérivé du pétrole dans le Cantal, en raison de l’usage massif d’objets en bois ou de cailloux, dans les villages les plus isolés. « On se fout peut-être bien de notre gueule, mais en attendant, nous on vit peinard et on est autosuffisant. Les Parisiens, ils n’ont qu’à pas adopter un mode de la vie à la con », conclu Raymond.



