
Dans le Cantal, on ne fait pas comme les autres. La fête de Noël est là bas unique, propre à un héritage très ancien, avec des coutumes rustiques. Nous proposons un Top 5 des coutumes oubliées de ce territoire, où plus personne n’a mis les pieds depuis le Moyen Age.
1- La salers de Noël
La vache salers est l’animal sacré par excellence. Dans le Cantal, les ruraux lui vouent un culte. Ils la décorent souvent de guirlandes, ou, s’ils n’en disposent pas, de bouts de papier coloré, afin d’offrir un caractère joyeux. Chaque année, des locaux sont néanmoins encornés lors de cette célébration.
2- Le sapin de pomme de terre
La pomme de terre est l’aliment numéro 1 du Cantal. Faute d’autres produits dans les chaumières (en dehors de la viande et du fromage), les Cantalous enjolivent ainsi les branches de leurs sapins avec des patates. Et quand Noël se termine, tout le monde mange une truffade.
3- La découpe de la buche à la hache
Lors des fins de repas où tout le monde est à 5g d’alcool par litre de sang, le plus âgé du foyer à l’honneur de couper la buche à la hache. Il prend son élan, et une fois sur deux, il découpe le gâteau. L’autre moitié des probabilités concerne généralement un invité.
4- Le buron enflammé
Faute d’électricité, les Cantaliens se chauffent généralement à la bougie. Mais au fil de la journée, le froid tend à envahir le buron. Pour se donner de l’ardeur, il est donc de bon ton de mettre le feu au bâtiment tout en dansant une bourrée.
5- L’absence de cadeau
Dans le Cantal, les gens sont pauvres, et chacun compte ses sous, comme tout auvergnat qui se respecte. Ainsi, il est de coutume de ne pas laisser de cadeaux sous le sapin. Il arrive parfois, pour les enfants, de laisser une racine de gentiane à mâcher ou un bloc de terre, mais cela ne concerne que l’élite fortunée du département.



