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Auvergne

Blanquer rassure sur les suicides dans l’Education Nationale : « Aucun suicidé n’a rechuté ».

Le ministre de l’Education Nationale J-M. Blanquer a enfin fait publier les données du suicide dans ce domaine de la fonction publique : 58 enseignants se seraient suicidés durant l’année 2018-2019. « Pas de quoi en faire tout un plat », selon lui.

Souriant et décontracté, J-M Blanquer délivre les données tant attendues devant un parterre de journalistes. « Finalement, conclut-il, c’est bien en dessous de la moyenne nationale. Les enseignants ont certes des revendications, mais elles ne reposent pas sur des arguments suffisamment solides ». Immédiatement, les syndicats et les associations d’enseignants ont protesté devant ce qu’ils ont considéré comme une « provocation ». Le ministre a donc opté pour un ton plus conciliant et a tenu à rassurer pour l’avenir : « Aucun suicidé n’a rechuté ».

Le bon exemple de la police

La donnée de J-M Blanquer est véridique, et s’appuie sur des faits. Aucun des 58 enseignants qui ont perdu la vie n’a tenté à nouveau de se suicider. L’homme du gouvernement a tenu également à rappeler que la police était pionnière dans ce domaine. « Les nombreux policiers qui se suicident pour de soi-disantes mauvaises conditions de travail ne reproduisent jamais leur geste. Cela montre que leur situation s’améliore ». Espérons désormais que les propos du ministre seront entendus.

5 Comments

  1. Puisque le taux de suicide chez les enseignants serait d’environ 5,85 pour 100 000 personnes et que le taux de suicide moyen en France était, du moins en 2012, de 12,3 pour 100 000 habitants (soit 2 fois plus élevé), il n’y a donc aucune raison pour que les enseignants mettent ce chiffre en avant et mènent une campagne médiatique là-dessus, du moins avant que les catégories professionnelles beaucoup plus touchées que l’Éducation nationale mais sachant moins bien s’y prendre aient exprimé leur malaise qui est sans doute plus profond que celui des enseignants.

    1. Vous mélangez les torchons et les serviettes en associant deux données sans rapport. Le taux de 12,3 concerne l’ensemble de la population (actifs- dont enseignants -et non actifs), sans compter que vous partez de plus du postulat que seules les raisons professionnelles poussent au suicide. Votre comparaison est donc peu pertinente. Quant à la conclusion que vous en tirez : parce que le taux n’est que de (excusez du peu) 5,85 pour 100 000, il ne faut surtout rien faire elle est tout simplement nauséabonde.

    2. Juste que les chiffres ont été minimisés. En fait 330 plutôt. En effet le ministère considère que s il n y a pas suicide sur le lieu de travail il ne s agit pas de suicide dû au travail…

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