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RANDO : On a testé le Gour de Tazenat

Une randonnée testée par Terry Toirachié

Neuvième volet d’une longue série : « récits de rando » avec des propos subjectifs et de mauvaise foi, mais toujours avec une fin heureuse !

La randonnée ou plutôt la promenade autour du Gour de Tazenat est l’occasion de lier découverte du patrimoine volcanique auvergnat et échanges avec les promeneurs du dimanche qui s’essouflent après 15 minutes de marche sur du plat. Néanmoins, attention, entre la roche Sauterre et les abords tortueux du lac, rien n’est réellement facile. Récit d’une randonnée à faire et à refaire, ou pas !

Quand on part faire une balade, on ne se pose pas généralement la question du trajet. Alors que le début du trajet se déroule comme prévu, tout se gâte dès Riom ! 20 min pour essayer de sortir de la ville ! La route vers Volvic est en travaux, le panneau indiquant Châtel Guyon est recouvert de scotch, la route de secours vers Maringues est bloquée pour cause de brocante et le contournement mène à un rond-point barré pour cause de course cycliste ! La ville de la poubelle et du stationnement payant abusif a plus d’un tour dans son sac ! Heureusement, nous parvenons à nous extirper de cet enfer, fonçons comme des bolides en direction des Combrailles, et dès que nous y entrons… misère… Un tracteur !

 

 

Le tracteur est impossible à doubler, seuls quelques fous du volant tentent leur chance dans des virages sans visibilité. Mais soudain, un panneau indique le Gour de Tazenat à droite tandis que l’engin file tout droit. La délivrance ! pensez-nous. Mais non, car après seulement 50 mètres nous nous retrouvons face à une route barrée. La malédiction continue.

 

 

 

 

On n’en peut plus de ce tracteur qui transporte des vaches ! Pitié, ça fait une heure qu’on roule, on veut voir le Gour de Tazenat !

 

 

 

 

Enfin ! Enfin ! L’arrivée tant attendue. Vite, je prends en photo la première poubelle venue pour me réconforter.

 

 

La balade du Gour de Tazenat, balisée et modernisée par le conseil départemental propose des panneaux high tech, en harmonie avec le paysage, et livrant quantité d’informations

 

 

 

 

 

 

Des rumeurs circulent : les pédalos rouges vont être retirés car certains pensent qu’ils ne s’intègrent pas dans le paysage. On parle à la place d’un paquebot vert pomme qui glisserait discrètement sur le Gour.

 

 

Dès que l’on pénètre les sentiers, le Gour est en vue, il s’immisce à travers les branchages verdoyants et scintille sous les percées du soleil. Une nouvelle photo s’impose.

 

 

 

 

 

Le lac d’origine volcanique est une vaste étendue d’eau calme, belle et bleutée, accueillant la douceur du printemps et les chants des oiseaux. Une écume mystérieuse rappelant l’eau des pois chiches se dépose sur la rive.

 

 

 

 

Plus loin, nous faisons une nouvelle découverte. Elle avait échappé jusqu’ici aux experts de tout genre… Le Gour accueille des fûts d’uranium appauvri. Notre compteur geiger s’affole. Le taux de radioactivité est 1000 fois supérieur à la normale. J’aurai déjà du m’en douter quand l’un de mes camarades a trempé sa main dans l’eau et l’a ressorti fluorescente.

 

 

 

 

Le tour du lac est pratiquement terminé. Des édifices majestueux bordent le Gour. Je détourne un instant mon regard des bois énigmatiques pour contempler l’un d’eux.

 

 

 

 

Parfois, il ne faut pas garder les yeux rivés sur la beauté du Gour et tendre l’oreille pour écouter le clapotis des eaux. En effet, des merveilles insoupçonnées peuplent la forêt. Depuis quand guettent-elles nos pas ?

 

 

 

 

 

Déjà le retour ! Ce tour du Gour ne nous aura prit qu’une heure et quelques minutes. On comprend pourquoi nous avons croisé autant de promeneurs. Quand il s’agit de faire le plateau de Guéry ou la vallée de Chaudefour, ils sont étrangement moins nombreux !

Bon, profitons-en pour prendre une dernière photo.

 

 

 

 

On nous avait tellement vanté ce Gour que nous repartons déçus. Hormis le fort taux de radioactivité, rien n’a été retenu. Par chance, une amie me tend une photo prise avec son téléphone. Je découvre un étrange cratère. Le mystère de notre tour pratiquement concentrique se dévoile soudain.

 

 

 

 

 

 

 

 

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